C'est ainsi que le moment arriva.

Je me posais la question, où allais-je vivre. Les enfants avaient trouvé leur appartement. Ils allaient aménager le 1er juin. Ensemble, dans un appartement, ils allaient vivre une nouvelle expérience. J’étais heureux pour eux, fier même. En même un peu appréhension me parcourait. Ils allaient vivre leur première expérience d’adulte, sans filet. Si, leur maman et moi, nous restions attentifs, nous avions décidé de les laisser vivre cette expérience pour eux-mêmes. Un premier pas dans un monde qu’il côtoyait mais qu’il ne connaissait pas véritablement. Maxime et Hugo ont toujours eu de grandes capacités d’adaptation et de résilience. Je n’avais pas de crainte sur le long terme, plutôt les premiers temps. Il fallait ne pas se laisser déborder par les tâches administratives et par le ménage, garder une hygiène de vie satisfaisante et poursuivre sa vie professionnelle. Dans un même temps, ils étaient jeunes, l’été arrivait, la période était propice à profiter de la vie, de la chaleur, des amis.

Quant à moi, j’allais les laisser partir, s’envoler comme j’entends souvent. D’envol, il s’agit plus de transformation. Notre relation allait changer. En transférant une partie des responsabilités sur leurs épaules, notre relation allait devenir plus légère. Il y aurait moins de friction par rapport aux événements du quotidien et plus d’échanges sur des expériences de vie. Du moins, c’est ce que j’espérais.

Avant cela, il y aurait la séparation. Les enfants, regardant vers l’avant, n’y pensaient pas. Moi, en revanche, je savais que ce serait un moment important. Je le vivais de l’intérieur, en parlait de temps à autre aux enfants, profitais de ces instants et, ne pouvais m’empêcher de me prendre de bec avec eux sur des affaires qui traînent ou une tâche non exécutée… Il ne fallait pas perdre les habitudes totalement…

Les enfants logés, c’était à mon tour de trouver une solution. J’allais profiter pour changer d’horizon également. L’appartement devenant trop grand, trop cher et trop en ville pour moi. Fidèle à mon habitude, je procrastinais. Je réfléchissais sans agir. Je tentais d’imaginer ce que je cherchais. Les annonces ne me parlaient pas. Trop standard, trop habituel, je ne me voyais pas vivre ainsi. Pourtant il fallait bien que je trouve où vivre.

J’allais déménager, c’était la seule certitude.

Puis vint Derborence...

Derborence - La nature pour complice


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